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dimanche 2 décembre 2018

LA PSYCHOSE COLLECTIVE DES FINS D’ANNEES EN AFRIQUE



Alors que l'on s'achemine vers la fin d'année et le début d’une nouvelle, une véritable menace semble guetter les africains qui ne savent plus à quel saint se vouer. Chaque année, à cette même période de l'année, les accidents de circulation et autre insécurité dues à des attaques domiciliaires ou à des coupeurs de route se font observer. Dans la plupart des pays africains donc, la fin d’année est le théâtre de maints drames : Des attaques à main armée, les accidents de circulation et autres deviennent légion. Les africains vivent dans une véritable psychose collective.
Selon le Dictionnaire de psychiatrie français-anglais (2000), La psychose collective est un « ensemble pathologique assez disparate, réuni par l'adhésion partagée, dans une population donnée, à un discours ou à des rumeurs délirants, devenus la propre réalité psychique de la population ». Déjà, dans les années 1960, Karl JASPERS (1883-1969), un psychiatre et philosophe allemand désignait les psychoses collectives " d’aliénation induite " ou " d’épidémie psychique " en rapport avec les phénomènes de suggestion : « Dans la propagation, un rôle d’autant plus grand est joué par la conscience de la foule, le sentiment de la communauté, qu’il y a plus d’individus contaminés. Un cas particulièrement intéressant est celui où un individu atteint d’un processus paranoïaque contamine par ses idées une foule de sujets… ».
En tant que Psychologue Clinicien et Coach de vie, nous nous sommes intéressé à l’étude des « faits » stressants des fins d’années. Notre diagnostic : Les fins d’années réveillent des engrammes ancestraux. Les autorités de l’Afrique traditionnelle ont coutume de purifier la communauté à la fin de chaque année. La modernité et l’évolution ont fait perdre cette habitude aux sociétés africaines. Alors, leur inconscient rappelle en chaque fin d’année que quelque chose manque au bonheur. Ce qui engendre la peur des dangers imminents. Et cette peur des dangers imminents, génère des pensées désorganisées agrandies encore plus par l’inconscient collectif. Traitement : être optimiste et proclamer son pouvoir divin de domination sur tout. Plusieurs études psychologiques ont démontré en effet que l’optimisme aurait des impacts considérables sur le bien-être mental et physique. Selon Carver et Scheier (2001 : 31), « les optimistes sont les personnes qui s’attendent à vivre des expériences positives dans le futur. Les pessimistes sont celles qui s’attendent à vivre des expériences négatives ». On pourrait même dire que « le malheur ne vient pas à nous. Il vient de nous » (Guy Finley). Acquérez chers amis du bien-être, la conviction que tout se passe au mieux pour vous ! Et répétez-vous fréquemment, pour rappeler cette conviction à votre cerveau que : Vous êtes la meilleure personne au bon endroit et au bon moment. Vous êtes privilégiés et protégés par le destin. Je programme une fin d’année bénie et une nouvelle année joyeuse et prospère pour vous et pour vos proches.



Comlan Bernard
Coach de Vie
Psychologue Clinicien
Consultant en Psychologie Positive
(00229) 96476681/(00228) 93955633


mercredi 7 novembre 2018

LES DISPUTES EN COUPLES, SONT-ELLES NORMALES ?



Dans une relation d’amour, on s’investit beaucoup, on dévoile son intimité, on partage un quotidien, ce qui crée de nombreux moments d’agacements et de frictions possibles. Mais en aucun cas les disputes ne sont obligatoires. Elles ne sont pas non plus un signe de bonne santé conjugale. Au contraire, elles compromettent la vie ou la santé psychologique des conjoints. Par expérience, je sais qu’elles amènent à considérer l’autre comme son ennemi, et non plus comme son ami. Il arrive d’ailleurs que l’on cherche des raisons de se faire une scène uniquement pour se disputer ou pour faire du mal à l’autre.


Très souvent, la scène de ménage est décalée par rapport au sujet de la dispute. Par exemple, le cas de Samirah que j’ai reçu en entretien est un témoignage vivant. Son conjoint lui fait une scène, car « soi-disant », elle a eu une attitude envers un autre qui ne lui a pas plu. En fait, elle a compris plus tard que le vrai problème de cette dispute, c’est que son mari est frustré sexuellement en ce moment parce que ça ne va pas bien entre eux. A cause de son égo, l’homme aura beaucoup de mal à le dire. Les disputes sont souvent la cristallisation de certaines frustrations, de choses qui ne sont pas dites. L’autre problème, c’est l’aspect cumulatif des conflits. Souvent, on ressort le sujet de la dernière fois et on empile ainsi les reproches, avec cette envie d’accuser l’autre et d’avoir absolument raison.
Je pense que la meilleure manière de réduire les conflits en couple, est d’apprendre à dire les choses qui ne vont pas, le plus tôt possible, en le rendant le plus factuel et le plus honnête possible.

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Comlan Bernard
Coach de Vie
Psychologue Clinicien
Consultant en Psychologie Positive
00229 96476681/00228 93955633

DEVELOPPER L’INTELLIGENCE EMOTIONNELLE CHEZ VOS ENFANTS




L’intelligence émotionnelle (IE) est la capacité d’identifier ses émotions, de les comprendre, de les contrôler ou les ajuster en fonction des circonstances. Le concept a été découverte par un neurologue et formalisée par deux psychologues américains, Peter Salovey et John Mayer dans les années 1990.
La gestion des émotions est primordiale dans la méthode d’Education Par le Cœur.  Selon Aristote (384-324 av. J.-C.), l’homme ne subit pas ses états émotionnels comme des manifestations biologiques face auxquelles il se sent impuissant. Au contraire, il construit un univers émotionnel à partir de ses cadres de référence (croyances) et de ses préférences personnelles (attitudes). Dans son ouvrage majeur, l’Éthique, le philosophe grec s’intéresse aux caractéristiques qui permettent de construire des arguments persuasifs. Fondateur de la Rhétorique, Aristote tente d’atteindre la vérité par la parole. Il est dès lors essentiel pour lui d’en savoir plus sur la personne à laquelle on s’adresse, sur ses valeurs et sur les effets que notre discours peut exercer sur autrui. Parmi les éléments essentiels retenus pour être persuasif, deux éléments concernent directement l’univers émotionnel. Tout d’abord, on croira plus volontiers quelqu’un qui touche nos sentiments personnels que quelqu’un dont le contenu du discours est uniquement empreint de raison. Ensuite, on suivra plus volontiers les arguments d’une personne qui semble présenter des caractéristiques émotionnelles similaires aux nôtres. Atteindre un état d’empathie avec son audience constitue dès lors une condition importante pour convaincre du bien-fondé de sa position. Depuis les observations d’Aristote, nous comprenons dès lors que l’émotion se manifeste via l’expression faciale et la posture, via les pensées et les comportements, via l’expérience subjective et la physiologie.
L’émotion est donc un processus qui naît dans une situation spécifique mobilisant l’attention, l’évaluation et la réponse du sujet (l’homme). La réponse peut être positive ou négative. L’Intelligence Emotionnelle est la compétence à canaliser l’émotion dans ses conséquences positives. D’après Daniel Goleman (1995) l’IE pourrait prédire le succès académique et professionnel, voire relationnel de nos enfants. C’est pourquoi l’Education Par le Cœur vous propose dans ce poste un modèle de développement de l’IE. Ce modèle est inspiré du modèle de performance de Mayer et Salovey (1997).
Pour développer la capacité de notre enfant à canaliser l’émotion dans ses conséquences positives, il faut :
1.)    Apprendre à l’enfant à identifier l’émotion ; il s’agit pour l’adulte de répondre besoin de l’enfant à se dire à travers ses sentiments, ses idées, ses émotions, ses croyances et ses actions. Chaque comportement de l’enfant est un langage et cela demande de la patience pour décoder ses besoins dans chaque langage. Je reviendrai sur ce sujet dans mes postes ultérieurs. Pour réussir l’éducation par le cœur, chaque parent doit apprendre à accueillir ses propres émotions et à les mettre en mots avec les mots adéquats.
2.)    La deuxième compétence à développer chez l’enfant est celle de comprendre et analyser les émotions. L’adulte aidera le jeune à restituer l’émotion au sein du processus émotionnel des déclencheurs aux conséquences. Il s’agira concrètement de prendre en compte les trois besoins relationnels suivants : le besoin d'être entendu dans son registre ; le besoin d'être reconnu comme une personne à part entière et le besoin d'être valorisé.
3.)    Actualiser et utiliser consciemment les états émotionnels sont la troisième compétence à développer chez l’enfant. L’adulte sera un exemple à suivre pour l’enfant dans ce cas. Il montrera comment on peut s’engager dans les activités qui requièrent de focaliser sur une émotion donnée. Il s’agit ici d’utiliser les émotions comme support à la performance et au bien-être.
4.)    La quatrième compétence à développer pour maximiser son intelligence émotionnelle est celle qui consiste à réguler les émotions afin de promouvoir le bien-être durable. Cette régulation peut se faire à travers plusieurs techniques telles que la technique de libération émotionnel (EFT), la sophrologie, la méditation Alpha et autres.
5.)    Cinquième et dernière compétence de l’IE est le soutien social. Apprendre à l’enfant à compter sur les autres. L’appartenance sociale est l’un des trois besoins psychologiques fondamentaux inhérents au bien-être de tout homme (Ryan et Deci, 2000).
Voilà, chers parents des pistes pour développer l’intelligence émotionnelle de votre enfant. L’intérêt est que, une meilleure intelligence émotionnelle permet d’acquérir une grande conscience de soi pour mieux gérer sa vie et connaître le bonheur.

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Comlan Bernard
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mardi 30 octobre 2018

EDUCATION PAR LE CŒUR, UNE METHODE EDUCATIVE PLUS HUMANISANTE



1. Pourquoi reconsidérer notre méthode éducative aujourd’hui ?
Dans une classe de 5ème, je demande aux élèves, « préférez-vous être frappé avant que vous ne soyez disciplinés et dociles ? » A ma grande surprise, la majorité des apprenants répondait par l’affirmation : « Si on ne nous punit pas, nous ne pouvons pas bien faire ce qui est juste, ce que les parents attendent de nous… » me faisait comprendre Elodie (12ans). C’est plutôt le propos d’Ibrahim (élève âgé de 11 ans) qui m’interpella le plus : « moi, on m’a toujours frappé à la maison. Donc ça m’est égal si vous me punissez ou pas. Je n’ai pas peur des punitions ». Du coup, j’ai eu l’impression que, ce serait finalement la position finale des enfants qui sont punis. Ils atteindront un jour le niveau où les actes punitifs et répressifs n’auront plus l’effet visé sur eux. Il n’est plus un secret pour personne qu’aujourd’hui de nombreux parents et enseignants sont frustrés, parfois même désemparés devant le comportement des enfants, bien éloignés des manières qu’ils ont connues.
Je me souviens de cet enseignant d’Anglais qui s’est fâché et a quitté la classe de cours avant l’heure par ce que submergé par l’indiscipline notoire de ses élèves. La réalité est là ; dans la trépidante vie d’aujourd’hui où nous sommes saoulés constamment par des informations venant de toutes parts, les méthodes éducatives traditionnelles n’ont plus de prise sur nos enfants. 
Le rapport d’autorité rigide qui prévalait n’a plus de mise. Il faut donc entrevoir les choses différemment : accompagner son enfant en cherchant son épanouissement et son accomplissement personnel suivant les préceptes de la Psychologie Positive.
2. L’urgence d’une méthode éducative basée sur la responsabilité
L’éducation par le cœur offre d’une façon pratique, un ensemble d’outils et de méthodes ni permissives ni punitives, dans un cadre à la fois ferme et bienveillant. C’est une approche psychoéducative qui a pour bases théoriques la philosophie d’Alfred Adler, l’Approche Centrée sur la Personne de Carl Rogers, la Communication Non Violente de Marshall Rosenberg et la Méthode E.S.P.E.R.E. de Jacques Salomé. Je vous ferai découvrir progressivement dans les prochains postes les outils de cette pratique éducative plus humanisant. Je suis disponible à répondre à vos différentes préoccupations liées à l’éducation par le cœur.
Je discutais avec un collègue enseignant sur ce qu’il appelait « l’indiscipline notoire » des apprenants de nos jours, quand j’ai évoqué les enseignements de Marshall Rosenberg (1934-2015) sur l’éducation sans punition ni récompense. Il me lança durement ces propos : « Mon cher Bernard, les enfants africains sont différents hein ! Tes théories-là, c’est bon pour les enfants des blancs. Ici, nous sommes éduqués dans la chicote et nos enfants comprennent mieux quand on les fouette. La preuve, eux-mêmes réclament les punitions… ». Je suis resté surpris face à cette réaction pour plusieurs raisons :
1) Premièrement, mon ami est professeur titulaire. Ce qui veut dire qu’il a reçu les enseignements nécessaires par rapport aux conséquences psychologiques des châtiments corporels sur la personne de l’apprenant. Les châtiments corporels contraignaient l’apprenant à refouler la part sensible de son être pour n'entasser en lui que des savoirs et procédures dont il ne voyait aucune utilité immédiate ou lointaine. Et l’apprenant devient un "illettré émotionnel" capable seulement d’agir pour les autres et non pour lui-même.
2) Deuxièmement, l’Etat béninoise a été très clair sur la pédagogie du bâton au sein de l’école béninoise. L'État a interdit la pratique du châtiment à travers des textes dont le plus ancien a plus d’un demi-siècle. En effet, la célèbre Circulaire N° 100 de 1962, interdit le châtiment corporel contre les élèves. Près de vingt ans après, un arrêté de mars 1981, conformément à la Circulaire N° 100, remet à jour, l’interdiction du recours à la chicote dans l’éducation des écoliers et des élèves.
3) Troisièmement, et pour ma part, entant que partisan du courant psychologique humaniste, je sais que la punition quelle que soit sa nature, ne permet pas à l’apprenant de construire réellement la notion du bien et du mal. Je n’ai que pour preuves notre société actuelle. La plupart de citoyens béninois agissent par rapport à ce que les autres vont dire. Si personne ne me voit, je peux uriner en plein air contre le mur du voisin juste en garant mon véhicule derrière moi pour cacher les yeux indiscrets des autres. Je peux mettre mon affiche publicitaire où il on peut lire clairement « DÉVELOPPE SEXE … » sur les panneaux de signalisations tard dans la nuit pour ne pas être déranger par les autres citoyens. Je peux utiliser le bien commun pour mon intérêt personnel si personne ne me voit. Les exemples sont légions. C’est le fruit de l’éducation par la pédagogie du bâton que nous avons presque tous reçu. Mais l’éducation positive nous donne aujourd’hui les outils pour éduquer autrement. Dans ce sens, éduquer les enfants, c’est les éveiller au monde et leur donner les moyens de s’épanouir, en les accompagnant avec bienveillances et fermeté dans leurs multiples découvertes.
L’Education Par le Cœur s’intéresse à la santé, au bien-être et à ce qui rend les parents et les enfants heureux et optimiste. Elle prône des valeurs comme l’empathie, la congruence, le respect, la responsabilité, l’autonomie, la compétence, l’acceptation (le non jugement) et surtout l’amour et se base sur la communication bienveillante.
Selon une expérience réalisée en 1961, Albert Bandura (1977) a soumis un groupe d’enfants âgés de 3 à 6 ans à l’observation de deux modèles adultes (un homme et une femme) qui donnaient des coups de pieds et des coups de poing à une poupée gonflable (appelée « Bobo »), tout en criant. Un groupe expérimental a observé des modèles adultes agressifs, un deuxième groupe a observé des modèles adultes inhibés non-agressifs, tandis qu’un troisième groupe (le groupe de contrôle) n’a observé aucun modèle. Les résultats ont indiqué que les individus confrontés à des modèles agressifs reproduisaient une quantité d’agressivité similaire à celle des modèles et avec des valeurs significativement différentes de celles des individus du groupe non-agressif et du groupe de contrôle.
Ces résultats ont poussé Bandura à affirmer que certains comportements humains sont basés sur l’apprentissage vicariant, c’est-à-dire qui provient de l’observation du comportement d’autres modèles, obéissant à quatre étapes : l’attention, la rétention, la production et la motivation.
Ce qui nous confirme davantage que les enfants apprennent par imitation. Ils reproduisent simplement ce que les adultes font. Alors, si nous voulons que les enfants fassent ce que nous qualifions de « biens », il suffit que nous nous astreignions à « agir bien ». Eduquer par le cœur, c’est faire à l’autre ce que tu aimerais qu’on te fasse. Une maman a l’habitude de frapper son enfant et lui interdit de pleurer. Et, l’enfant de surprendre sa maman entrain de pleurer au retour de l’école, lui demande : « maman, pourquoi pleures-tu ? » Maman répond : « c’est ton papa qui m’a frappé ». Elle s’étonne que l’enfant lui rappelle qu’on ne pleure pas quand on est frappé. L’Education Par le Cœur est le chemin de la responsabilité et de la congruence. L’une des interrogations fondamentales de l’Education Par le Cœur est la suivante : Quelle raison voulez-vous donner à l’enfant de reproduire un bon comportement ? Quelle motivation voulons-nous donner aux enfants de faire ce que nous voulons ?




lundi 29 octobre 2018

PROGRAMMER LES FORCES DE CARACTERE POUR AMELIORER SA PERSONNALITE





La personnalité est l'ensemble des comportements, des attitudes qui caractérisent une personne. C'est le caractère de la personne qui définit sa personnalité. C’est pourquoi un célèbre philosophe de l’antiquité constate que « le caractère de l’homme est son destin » (Démocrite).
En psychologie clinique, il existe de nombreux troubles psychologiques, et pour savoir ce que pense réellement une personne, il est préférable d'avoir quelques notions. Chacun de nous souffre de trouble psychologique à des degrés plus ou moins importants. Ces troubles nous aident à définir la personnalité d'un individu. L’ACV vous propose une méthode approuvée par la psychologie positive pour reprogrammer votre caractère et par conséquent votre personnalité. Deux numéros seront consacrés à ce sujet. Nous aborderons dans ce numéro, la question de trouble psychologique à titre informatif. Dans le prochain numéro, il sera question surtout de la programmation des forces de caractère de la réussite.
De manière générale, le trouble psychologique ou « maladie mentale », suppose une altération du comportement et du raisonnement d’une personne. Pour moi, ce qu’on appelle maladie mentale ou trouble psychologique est un langage. C’est une manière qu’un individu choisi pour « dire » à son entourage une souffrance psychique, un inconfort interne. Justement, parce que son éducation ne lui a pas offert les moyens adéquats de communication. Je développe largement ces moyens adéquats de communication dans mes postes intitulés « Education Par le Cœur ».
Ainsi, nous pouvons observer chez les personnes, différents types de langages qui manifeste certains traits de personnalité :
L'ANXIEUX
L'anxiété est un trouble émotionnel qui est caractérisé par un sentiment d'appréhension, de tension, de malaise, de terreur face à un danger de nature indéterminée (contrairement à la peur qui répond à une situation menaçante réelle).
L'HISTRIONIQUE
L'histrionique est une personne souffrant d'un trouble de la personnalité, anciennement appelé hystérique. Ces personnes veulent toujours être au centre de l'attention. Superficielles et instables dans leurs émotions, leurs expressions sont exagérées de manière théâtrale. Séducteurs et influençables ces individus ont tendance à considérer leur relation comme plus intime qu'elles le sont.
L’OBSESSIONNEL
Une personne obsessionnelle est perfectionniste par nature, ce qui n’est pas réussi à 100% est considéré comme un échec. Cette personne est persuadée que s’il existe plusieurs méthodes pour arriver à un résultat, seule la sienne est la bonne et la meilleure. Il pense que les autres ne sont pas fiables et est habité souvent par un sentiment de puissance. Il se sent, de par sa personnalité, souvent coupable de tous les maux. Le doute l’habite constamment lors d’un choix, de peur de faire une erreur. Il se montre souvent d’une froideur relationnelle certaine, souvent embarrassée et a donc beaucoup de mal à se montrer chaleureux. Certaines caractéristiques de l’obsessionnel sont le manque d’enthousiasme, l’entêtement, le gout de l’ordre et de la propreté, de la symétrie.
LE DÉPRESSIF
Un dépressif est une personne pessimiste, découragée par avance, incapable d’éprouver du plaisir, de trouver du bonheur elle est effacée et manque de vie sociale.
LE BORDERLINE
Une personne borderline est d’humeur instable, elle contrôle très mal ses émotions en particulier la colère. Elle a tendance à la dépression et éprouve souvent les sentiments d’ennui, de vide, d’abandon. Elle se dévalorise, ce qui la conduit souvent à des excès dangereux (drogues, alcools, prostitutions, mutilations, etc.), a des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie), est extrêmement affectée par le jugement d’autrui, souffre de trouble ou de refus de la sexualité et a des insomnies chroniques.
LE DÉPENDANT
La personnalité dépendante est caractérisée par un comportement soumis lié à un besoin excessif d’être pris en charge. Une personne ayant cette personnalité n’est donc pas réellement autonome, incapable de prendre des décisions pour elle-même, s’en remet à un tiers. De nombreux borderline du fait de leur peur maladive de l’abandon, mais aussi de problèmes de construction de leur identité durant l’enfance, développent ce trouble. Soumission, passivité, peur de la solitude, peur de la rupture, anxiété sont les maîtres mots des personnalités dépendantes.
LE NARCISSIQUE
Hautains et arrogants le narcissique envie les autres et pense que tout le monde l’envie. Il manque d’empathie et n’est pas disposé à reconnaître les sentiments ou les besoins d’autrui. Il a une très forte estime de lui-même et se surestime. Il exploite les autres pour arriver à ses fins et pense que tout lui est dû. Il a besoin de se sentir admiré et aimé.
LE PARANOÏAQUE
Le paranoïaque éprouve un sentiment de méfiance envers autrui dont les intentions sont systématiquement interprétées comme malveillants. Il est donc secret, car toute faiblesse pourrait être utilisée contre lui. Il s’attend sans raison suffisante à ce que les autres l’exploitent, lui nuisent ou le trompent. Il est constamment préoccupé par des doutes injustifiés concernant la loyauté ou la fidélité de ses amis ou associés. Réticent à se confier à autrui en raison d’une crainte injustifiée que l’information soit utilisée de manière perfide contre lui. Trouve des significations cachées, humiliantes, ou menaçantes dans des commentaires ou des événements anodins. Il est très rancunier lorsqu'une personne le blesse, l’insulte ou le dédaigne.
LE SCHIZOÏDE
Très réservé, il communique difficilement et donne l’impression d’être dérangé par son interlocuteur, très mal à l’aise en société il aura un penchant pour la solitude. Il ne se lie pas, ne cherche pas de compagnie. Indifférent aux compliments comme aux critiques il semble mystérieusement impassible.
LE SOCIOPATHE
Un sociopathe est une personne étant totalement dénuée de sens moral ou de sentiments. Il ne peut ressentir ni peur ni crainte à la possibilité d’une quelconque souffrance ou douleur physique. Il n’éprouve aucune culpabilité, aucune sensibilité. Il est pour ainsi dire dénué de tous sentiments ou émotions humaines.
La programmation des forces de caractère permet de changer positivement sa personnalité et d’apprendre à entretenir une relation saine avec soi-même et avec les autres. Comment programmer les forces de caractère alors ? Ce sera développé dans le prochain numéro de l’Auto Coaching de Vie.





lundi 8 octobre 2018

TRANSFORMER DES PENSÉES NÉGATIVES EN PENSÉES POSITIVES





Un des freins principaux à cette transformation, est que la personne est en général concentrée sur ce qu’elle ne veut pas. Elle ne se concentre que très rarement sur ce qu’elle veut. À l’Ecole des Conjoints Heureux, nous travaillons à ce que le conjoint soit capable de faire le point sur ses désirs et de transformer ses envies en objectifs. Il connaît ses envies du moment et ses projets futurs. Il s’est fixé des objectifs concrets pour y parvenir. C’est une étape clé de la prise en charge. Il passe du rôle de spectateur de sa vie à celui d’acteur, en choisissant la façon dont il souhaite évoluer et s’épanouir.
Voici un exemple qui vous aidera à comprendre comment transformer des pensées négatives en pensées positives :
Vous remarquez que beaucoup de gens autour de vous ont des problèmes de couple ces derniers temps. Vous avez peur que cela vous arrive et vous pensez de plus en plus : « Actuellement, j’ai la chance d’avoir une certaine stabilité dans ma vie de couple, cela va m’arriver à moi aussi. Car cette stabilité ne va pas durer... » Si vous continuez à vous répéter cette pensée négative, vous allez droit dans le mur. Cette pensée sera source de stress et d’angoisse inutile. Par contre, elle est utile pour vous faire comprendre que vous tenez à votre couple et que vous voulez qu’il dure. Pourquoi ne pas modifier cette pensée négative et vous dire plutôt : « Je sais que nous allons rester ensemble, car je fais tout ce que je peux pour que notre entente soit harmonieuse. Je sais que je suis à l’écoute, et je vais continuer à agir dans ce sens pour entretenir notre relation. » Ainsi, il y a de fortes chances que vous vous comportiez idéalement dans le futur.
Bonne semaine de travail à chacun et à tous

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dimanche 7 octobre 2018

DECONNECTEZ-VOUS DE VOTRE JUGE INTERIEUR





Déconnectez-vous de votre juge intérieur et connectez-vous plus tôt à votre Coach indéfectible, le divin en vous qui vous inspire des actions vraies et efficaces. Un de ces jours, j’expliquais à un de mes clients que notre souffrance psychique est en grande partie due aux compétences de notre juge intérieur. Il est le fruit de notre éducation ancestrale reçue depuis des millénaires. Je dirai même au commencement de l’histoire de l’humanité. Souvenez-vous du récit de la création dans la Bible (Genèse 3). Depuis qu’Adam et Eve ont mangé le fruit défendu, le fruit de la connaissance du bien et du mal, a commencé le périple de la souffrance de l’homme… Les hommes sont comme ensorcelés à identifier le vrai du faux, à juger automatiquement ce qui est bien et ce qui est mal. C’est d’ailleurs le constat qu’à fait Lacan lorsqu’il disait que l’esprit humain est toujours partagé entre le réel, l’imaginaire et l’idéal. Et, le plus souvent, vous tournez le dos au réel pour vivre dans l’idéal et dans l’imaginaire. C’est en ce moment que votre juge intérieur vous aide à coller des étiquettes, à commenter faits et gestes de chacun y compris de vous-mêmes. Emettre des critiques et tout juger ont toujours fait partie des échanges ordinaires.
Ce mode de communication n’est bien sûr pas anodin, il masque le désir de prendre le dessus sur l’autre, voire de briller à ses dépens ! Car c’est bien pour se rassurer soi-même que l’on critique, étiquette, raille et distribue bons et mauvais points. Au cœur du jugement, l’ego, avide de reconnaissance et d’amour, est toujours là. « Qu’est-ce que je vaux ? Suis-je intrinsèquement aimable ? » Plus je juge autrui, plus je doute de ma valeur. Si l’on envisage le jugement comme notre part d’ombre, de souffrance, de fragilité́, il urge de rompre avec ce mode de communication et nous connecter à ce qui est vivant en nous. L’Auto-Coaching de Vie vous propose une technique simple et efficace pour vous déconnecter de votre juge intérieur : elle consiste à identifier chaque fois que le désir de critiquer ou de juger vous prend, votre vrai besoin en ce moment-là. Prendre autrement soin de votre besoin, est une manière de se sentir mieux et au top de soi-même. Agréable semaine à vous. Je suis bien disposé à vous aider en entretien personnel.


Comlan Bernard
Coach de Vie
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